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21 ans ont passé. 21 ans depuis l'avènement d'un héros, de son histoire et de son univers tout droit sortis de l'imaginaire tortueux, complexe, visionnaire mais ô combien magnifique de Hideo Kojima (tout juste âgé de 24 (!) ans à la sortie du premier opus). Au fil des années, ce soldat d'élite du nom de Solid Snake a su évoluer, s'humaniser tout en développant parallèlement un statut d'icône, voire de légende, à la fois dans l'univers de Metal Gear et dans le cœur des joueurs du monde entier.

La fin d’une ère vidéoludique

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C’est donc avec encore plus de nervosité, plus d’attentes, plus de doute et d’excitation qu’on attendait cet ultime opus de la saga MGS à savoir - Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots. Et pour cause, bien que le maître nous l’ait fait à chaque épisode, on sent bien que cette fois-ci « c’est la bonne » (ou la mauvaise, c’est selon). Toutes les questions restées en suspens dans les jeux précédents trouveront ici une réponse, le mäelstrom d’intrigues et sous-intrigues scénaristiques sera enfin défait pour le bonheur des fans de la première heure qui auront grandi et vieilli avec Snake.

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L’instant est solennel, d’une main fébrile on insère le Blue-ray dans le mange-disque de la Playstation 3 (à noter que de nombreuses références au système de Sony sont directement incorporées dans le jeu, en guise de clin d’œil, brouillant une fois de plus la barrière entre réalité et virtuel). Première petite claque. Jamais n’aura-t-on tant attendu avant d’appuyer sur la fameuse touche « Start » de l’écran titre d’un jeu vidéo. La mise en scène, le grain de l’image et la musique de fond prennent aux tripes. La séquence tient le joueur en haleine jusqu’à la fin, le laissant à un point culminant, mélange de plaisir et de crainte.

MGC : Metal Gear Cinématique

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D’entrée, la scène d’introduction qui suit l’écran titre impressionne et éblouit. Kojima est bel et bien au sommet de son art, caractérisé entre autres par la dualité jeux vidéo/cinéma. Des angles de vue hollywoodiens, une mise en scène brillante accompagnée d’une musique tout simplement splendide, les cinématiques frappent fort, très fort. Entièrement rendues avec le moteur graphique du jeu, elles sont absolument époustouflantes et à des années-lumière des autres jeux. Chacune suscite chez le joueur des émotions fortes, en passant par l’émerveillement, la tristesse, la montée d’adrénaline, la nostalgie, la révolte, le chagrin et bien d’autres...

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Et des cinématiques, MGS4 en est largement pourvu, pas moins de 9h de « cut-scenes » sont présentes dans le jeu. Mais on aurait tort de les appeler ainsi, tant les transitions avec les phases de jeu sont fluides et naturelles. Nul doute que MGS4 imposera, de ce point de vue là, de nouveaux standards pour les générations de jeux d’action à venir. Les phases de codec ont été épurées jusqu’à ne contenir que l’essentiel, signe que Kojima a souhaité faire plaisir à tous ceux qui avaient dénigré leur longueur et les digressions dans MGS2 notamment. Pour autant, il aurait été plaisant de proposer au fan « hardcore » davantage de conversations codec indépendantes (et donc optionnelles) de la trame principale du jeu, afin de s’immerger encore plus dans son univers.

Intro-vidéo du jeu

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Old Snake. Present. Next Gen.

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Kojima nous présente un Snake (dit « Old Snake ») atteint physiquement, les cheveux blancs et la peau fripée, usé par le temps et les guerres incessantes. On le croirait déjà bon pour l’auspice mais il lui reste une dernière tâche que lui seul peut accomplir, une ultime mission, confronter et en finir avec son némésis et frère de sang : Liquid Snake. Le monde n’est plus ce qu’il était, les guerres « par procuration » de cette nouvelle génération ont remplacé les guerres traditionnelles, le marché économique qui les entoure est maintenant le moteur des conflits. Les agents d’élite qui agissaient autrefois en solitaire sont remplacés par des troupes militaires proches des mercenaires, pouvant coordonner parfaitement leurs actions via des nanomachines dans leur corps. Le devoir d’Old Snake est désormais d’empêcher Liquid de porter main basse sur ces nouvelles armées et de mener à bien son insurrection contre les Patriotes, les véritables artificiers de ces guerres.

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Difficile d’exprimer à quel point Kojima maîtrise son sujet sur le plan scénaristique tant les rebondissements prennent de court, sont brillamment pensés et laissent pantois. Les détails foisonnent, renvoyant pour la plupart aux précédents jeux de la franchise. « Too much » diront certains, « parfait » diront d’autres. Car il faut le dire, MGS4 ne sera savouré pleinement que si le joueur connaît (bien) l’univers MGS. Dés lors, quelle satisfaction MGS4 procure ! On crie au génie pour la foultitude de trouvailles de Kojima et on pleure lors des innombrables clins d’œil nostalgiques. Chaque passage inexpliqué des autres jeux a désormais un sens (voire un sens nouveau pour certains, à croire que l’on pensait tout savoir...), chaque pièce vient compléter un peu plus le puzzle.

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Les quatre magnifiques (psychologiquement -et physiquement-) boss que sont les Beauty&Beast renvoient à leur prédécesseurs de MGS1 et MGS3 et témoignent de l’importance qu’attache Kojima à la profondeur de ses personnages. A l’image de Snake qui n’est plus le superhéros trop stéréotype de ses débuts sur MSX, les protagonistes de MGS4 ont plusieurs facettes émotionnelles, les rendant plus humains, plus proches du joueur et donc plus crédibles. Le joueur est désormais plus enclin à les comprendre et par conséquent, à vivre avec eux.

Le jeu étant divisé en Actes, lorsqu’on pense avoir atteint un summum de jouissance, on est encore plus agréablement surpris par la suite et on s’émerveille pour la énième fois sur le fait qu’une personne puisse avoir une nouvelle idée à la seconde.

MGS4 évolue, tout en corrigeant les erreurs du passé

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Néanmoins, après avoir tant exposé la perfection de l’aspect passif du jeu (les cinématiques et le scénario), il est temps de parler de ce qui différencie un jeu d’un film, son côté interactif. Emblème de la saga Metal Gear, adulé par certains, critiqué par d’autres, le gameplay est-il à la hauteur des espérances et rivalise-t-il avec les autres ténors du genre ? La question ne se pose pas réellement, comme l’a dit Kojima dans un des trailers, « this is no FPS, this is MGS ». Bien sûr MGS a du emprunter certains systèmes à d’autres jeux, next gen oblige. On retrouve alors une nouvelle « vue à l’épaule », ainsi que la possibilité de jouer l’intégralité à la manière d’un FPS. La caméra est entièrement contrôlable comme elle le fût déjà dans MGS3 Subsistence.

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En outre, Snake hérite de deux caractéristiques fortes utiles venant de MGS3 : le système de camouflage et le CQC. Ce dernier permet à Snake de se saisir de ses ennemis au corps à corps et d’effectuer diverses actions. Celui-là est une évolution directe du système employé dans MGS3, en effet, il suffit désormais de s’adosser à unr plateforme ou s’allonger pour que la combinaison de Snake imite les couleurs environnantes. Libre au joueur de la jouer fine ou de foncer dans le tas. Ce choix est d’ailleurs encore plus présent que dans les précédents opus car Old Snake peut désormais acheter des armes via un système de points assez bien organisé. C’est là l’un des atouts majeurs de MGS4, la liberté d’action. Préférerez-vous affronter cette troupe de soldats ou passer par une voie dérobée ? Pencherez-vous pour des munitions anesthésiantes, un gros calibre ou une prise de CQC. Seul bémol certaines actions ne sont pas possibles, par exemple, impossible de grimper sur des plateformes qui dépassent le torse de Snake, à l’heure où tous les jeux se vantent de leur « incroyable liberté de mouvement », MGS reste fidèle à lui-même.

Bien des passages vous donneront des sueurs froides et des frissons de pur plaisir, qu’il s’agisse de course-poursuites, d’infiltrations ou autre...D’autant plus qu’une fois encore, les musiques collent parfaitement à l’image (déjà sublime en HD) et apportent cette touche supplémentaire nécessaire pour « vivre » pleinement l’aventure.

Le boucle est bouclée, début d’une nouvelle époque

Difficile de clore ce test tant il y aurait à dire sur tel ou tel aspect du gameplay, de l’histoire, du jeu en général...mais comme l’a si bien fait MGS4 avec cette saga qui existe depuis plus de 20 ans, voici maintenant le mot de la fin.

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MGS4 est un joyau parmi les joyaux, un véritable bijou qui vient compléter avec brio le collier MGS. Il est donc évident que sans les autres perles de ce collier, il sera très dur, allez disons-le, impossible de profiter de ce dernier épisode. Impossible d’apprécier à sa juste mesure le combat final dantesque, impossible de frôler la crise cardiaque à la scène de fin du générique. Pour le tout premier jeu Metal Gear sur console « next gen », MGS4 semble effectivement passer le relais à une nouvelle génération, qui y sera indubitablement comparée, scellant avec le générique des crédits l’Histoire de Solid Snake, Big Boss et consorts. MGS4 émeut, fait vibrer, surprend mais force un immense respect.

Adieu Snake. « You’re pretty good. »

GRAPHISMES
Un design parfait (merci Yoji Shinkawa), une profondeur de champ à couper le souffle, un souci du détail pour l’équipement et des expressions faciales plus humaines que jamais…
GAMEPLAY
Une énorme liberté pour choisir son approche, les défauts (notamment pour s’accroupir et de se relever rapidement) inhérents à la série à 99% corrigés, plus une pléiade de petits plus qui font toute la différence, que demande le peuple ?
DURÉE DE VIE
9h de cinématiques, environ 15h de jeu, plus une replay value énorme avec toutes les récompenses, objets cachés, rangs à débloquer. On y ajoute une mode online amélioré de celui de Subsistence et vous y êtes pour de longues de nuits blanches cet été.
SON
Le seul élément qui n’a JAMAIS créé de controverse, Harry Gregson-Williams est parfait, mention spéciale pour « Love Theme ». Les doublages sont toujours aussi brillamment exécutés, l’ambiance sonore complètement synchrone avec l’image…
Note des lecteurs :
13/20

Ce jeu est monumental. Cette manière qu’a Kojima de toujours surprendre est unique et on voit à quel point les développeurs y ont mis toute leur énergie. Il en résulte un jeu qui restera très très longtemps dans les mémoires, et qui entre facilement dans le cercle très fermé des meilleurs jeux de l’Histoire.

-le scénario
-les réponses aux questions
-Que des jeux comme ça existent
-Rien (pour peu que vous connaissiez l’univers MGS)
et mis en ligne le 18 juin 2008
Avis de Lox - Sa note : 16/20
Si l\'on ne demeure pas un inconditionnel de la série MGS, le jeu n\'atteint pas la même note à nos yeux. Les nombreuses cinématique, l\'aspect infiltration poussé à l\'extrême et l\'installation d\'un programme pour chaque chapitre sont quelques-uns des défauts que je ne peux m\'empêcher de citer. Bon après je comprend que ceux qui vénère cette série trouve le jeu génial, c\'est quand même une aventure hors norme et très novatrice sur bcp de points (j\'espère que cette dernière phrase pourra calmer Piloicu et Snaki) ;)

Avis de Sen-sey - Sa note : 0/20
Oui forcement les fans trouveront ca magnifique, il l\'est mais mis à part les points que Lox a évoqué, je trouve l\'IA pitoyable...

Avis de Snakii - Sa note : 18/20
Un jeu comme on en voit peu. Une histoire qui dure depuis plus de 20ans, mais ilest vrai que si l\'on n\'as pas suivi, il est difficile de comprendre ce MGS4. Les cinématiques sont un aspect de la série que l\'on ne peut pas evité, Metal gear est tout simplement le jeu le plus cinématographique existant. Pour ce qui est de l\'IA, celle ci a été nettement amélioré depuis les précédents épisodes, de plus le système SOP entre les soldats est une innovation que l\'on en peut pas négliger !\r\nEt Lox , je suis totallement d\'accord avec toi sur l\'installation a chaque chapitre, mais sa c\'est plus un probleme sony que metal gear. Cependant, c\'est une des raison que je ne met ni 20 ni 19 a ce jeu, qui est pour moi, la meilleur expérience video-ludique que j\'ai pu avoir dans ma longue vie !

Avis de edouard007 - Sa note : 20/20
sur mes 20 jeux celui-ci est mon préféré c'est le meilleur . Voici une vraie bombe atomique he ! he ! he !

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