
- test avatar ps3
Comme toute la machine marketing d’Avatar a été très bien pensée, il est bon de savoir que le film et le jeu ne racontent pas la même histoire. Il n’y a donc aucune contrainte à jouer au jeu avant d’aller voir le film, ou le contraire, ce qui assure monsieur Cameron et son équipe de s’en mettre plein les poches. Reste encore à savoir si tout ce ramdam valait le coup. Nous n’allons donc pas évoquer le film, mais seulement le contexte du software. Petit rappel historique de la situation sur la belle planète Pandora : les humains, avides de pouvoirs et de nouvelles ressources, recherchent de quoi satisfaire leur ego et tout ça quitte à décimer un peuple qui se trouve être les grands hommes bleus nommés Na’vis. Mais ça serait trop simple d’en rester là. Un scientifique à découvert comment, à partir d’un homme, il est possible de créer un avatar Na’vi et de pouvoir par la même occasion se mêler à eux ! Il est donc possible pour certains humains de se transformer par le biais d’une machine en Na’vi. On voit venir le truc à des kilomètres et on n’y échappera évidemment pas. Il va bel et bien falloir choisir un camp entre les gentils qui veulent sauver leur mode de vie et les méchants qui veulent conquérir la planète des gentils. Ce qui est dommage c’est que l’idée de base du changement d’identité à volonté aurait pu être franchement intéressante (des missions d’infiltration, des changements d’avatar en pleine campagne etc...), mais il n’en est rien. Une fois un bref didacticiel sur le contrôle des deux personnages qu’il est possible d’incarner, il faut choisir son camp et donc son apparence, définitivement.
Rive droite, rive gauche
Si vous optez pour la faction de la RDA, Ryder (notre héros) restera humain et vous combattrez alors sous les ordres du général. Vous disposerez d’armes de longue portée et vous serez balancé dans les forêts de Pandora au milieu des forces ennemies hostiles. Même les plantes et les animaux n’hésiteront pas à vous sauter dessus ! Si vous optez plutôt pour la faction Na’vi, Ryder se retrouvera définitivement dans un corps de schtroumpf géant et votre arsenal sera essentiellement composé d’armes de corps à corps. Vous devrez vous faire accepter par votre nouveau peuple et renier votre terre d’origine en défendant Pandora. Quelque soit le camp choisi, les bases du jeu ne changent pas. Vous aurez 4 armes, une armure et des talents qui évolueront au fil de l’aventure. Pour débloquer les packs d’armes et de talents supérieurs, un système d’expérience totalement inutile à été mis en place. Au fur et à mesure que les missions s’enchaînent, vous accumulerez de l’expérience et une fois un certain nombre de points accumulé vous débloquerez quelques accessoires en plus qui s’équiperont automatiquement. Même pas besoin de chercher dans les menus, le jeu le fait pour vous. Il est d’ailleurs possible de finir le jeu sans même se rendre compte qu’il est possible de gagner de l’expérience. Grâce aux talents, vous pourrez être plus fort quelques instants ou encore devenir invisible. Une fois que vous avez testé un peu tous les éléments du gameplay et que vous avez choisi votre combinaison préférée, vous êtes tranquille jusqu’à la fin. N’espérez pas débloquer d’autres choses si ce n’est des améliorations d’équipements déjà existants.
Le monde de Pandora se divise en territoires. Une fois une zone complétée, on passe à la suivante. On a d’ailleurs souvent du mal à savoir si on est bel et bien passé à la zone suivante tellement elles se ressemblent toutes. Les environnements, que ce soit la faune ou la flore, les campements alliés ou ennemis et même les missions annexes ou principales sont à deux ou trois détails près les copies exactes du territoire précédent. Ajoutez à cette progression linéaire et répétitive un scénario peu intéressant et vous obtenez un ennui profond garanti. C’est bien là, le plus gros défaut du jeu. Les bases du gameplay ne sont pas si mauvaises que ça, on prend d’ailleurs pas mal de plaisir à détruire sauvagement cette belle planète ou assassiner ses compatriotes humains, mais à aucun moment elles n’évoluent. Un petit élément bien sympathique vient tout de même ponctuer un peu le manque d’intérêt du titre, il s’agit du mode conquête. A tout moment du jeu, il est possible d’activer un mini jeu permettant de mener des troupes et de conquérir la planète. Si vous arrivez à prendre des territoires, vous serez récompensé par de l’expérience ou encore des bonus d’attaque ou de défense. Ce mini jeu n’est vraiment pas complexe mais il saura très certainement retenir l’attention du joueur entre deux missions.
Côté technique il n’y a rien non plus d’extraordinaire. Beaucoup de verdure, de plantes exotiques et seulement trois ou quatre type d’animaux représentés en guise de faune. Le niveau de détail est peu élevé mais finalement la plastique générale se révèle correcte. On peut noter tout de même la présence d’un mode 3D dans les options pour les petits veinards possédant l’équipement nécessaire, mais cela concerne une toute petite minorité. La bande-son tirée du film est forcément bonne (c’est plus facile quand c’est déjà composé), mais en revanche les dialogues sont très très peu travaillés. Déjà que le texte à la base n’est pas très bon, mais la version française vient donner une couche supplémentaire dans la médiocrité. Enfin de toute façon, il n’y a pas de mal à passer les dialogues si ça vous chante, ce n’est pas non plus comme si l’histoire était intéressante. Avatar se termine en environ 8 heures, ce qui est dans la moyenne basse vidéoludique actuelle. Comptez un peu moins du double si vous avez le courage de jouer le jeu dans les deux factions pour découvrir pleinement les possibilités des deux personnages. Par contre ne comptez certainement pas sur le mode multijoueur pour rattraper cette faible note.
Seul ou à plusieurs
Le mode multi est un peu à l’image du mode solo : moyen et aucun renouveau. Le minimum a été fait pour obtenir l’appellation "multijoueur" sur la jaquette. On retrouve donc les classiques deathmatch en équipe, capturer le drapeau, roi de la colline et ô surprise un mode inédit consistant à détruire un objet clé alors que l’équipe adverse doit le défendre. Les maps, vraiment peu ingénieuses, sont fixés par objectifs et donc on ne peut pas choisir la configuration de jeu que l’on souhaite. Il n’y a aucun système d’évolution, ni même de highscores. Les points que l’on gagne sont là certainement pour la déco. Le système multijoueur fonctionne par hôte et si l’hôte se déconnecte la partie est terminée. Les quelques parties testées ont toutes été jouées avec un peu de lag, même si ça passe encore. Et pour avoir la joie de goûter au multi, il est impératif d’avoir une connexion internet. Impossible de jouer contre des bots ni même contre ou avec ses amis.





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