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ASTUCES
SOLUCE
Après un premier épisode ayant effrayé les ménagères de moins de 50 ans, la majeure partie des amateurs de FPS qui ne s'attendaient pas à avoir peur, ainsi que ceux qui s'y attendaient et après deux extensions d'une qualité discutable, les petits gars de Monolith ont logiquement repris leur bébé pour le remettre sur la voie qu'ils lui souhaitaient. Nous allons maintenant pouvoir voir vers quelle destinée funeste ces derniers ont poussés Alma, le penchant diabolique de Casper...

Mmmmh Alma, Alma, réveilleuh-toi !

Petit rappel des faits. Harlan Wade, un scientifique de l’Armacham Technology Corporation, découvre en sa fille, Alma, des facultés mentales hors normes. Il décide alors de transformer celle-ci en cobaye en l’a plongeant dans un coma artificiel et en la maintenant en vie. S’en suit plusieurs expériences sur elle dans le but de créer une armée contrôlable par télépathie ainsi que deux enfants issus d’Alma par clonage. L’un est Paxton Fettel, personnage important du premier opus et l’autre c’est vous, du moins dans le premier FEAR. L’ATC se rend alors compte qu’Alma tente de se synchroniser télépathiquement avec Fettel pour rentrer en contact avec ce fils qu’elle n’a jamais vu. L’ATC abandonne alors le projet Origin et « débranche » Alma qui finit par en mourir. Ensuite, d’expérimentations en expérimentations, l’ATC finit par créer son armée de soldats clonés et dirigés télépathiquement : les Replicas. Ceux-ci sont dirigés par Paxton Fettel qui a été spécialement conçu et entraîné pour. Le temps passe jusqu’au jour où Geneviève Aristide, une responsable de l’ATC, décide de rouvrir le labo souterrain où le corps d’Alma gît allant à l’encontre des autres dirigeants y compris de Harlan Wade. Geneviève envoie alors votre escouade FEAR dans le fameux labo. Celles-ci ayant pour but de surveiller et, si besoin, éliminer les menaces paranormales. Le laboratoire est finalement réactivé et là, c’est le drame. L’esprit d’Alma se réveille et cette dernière se synchronise avec Fettel et le contrôle lui ainsi que les Replicas. La majorité de votre escouade est anéantie et vous parvenez à fuir. Après moult péripéties, Harlan Wade lui-même réussit à réveiller Alma et celle-ci le remercie en le transformant en kebab avant de faire sauter le laboratoire ainsi qu’une bonne partie de la ville d’Auburn parce qu’elle l’a mauvaise. Mais rassurez-vous, vous aviez réussi à vous faire la malle avant que tout pète.

FEAR2_01T’es encore là toi ?
T’es encore là toi ?
FEAR2_02Champignoooon !
Champignoooon !
FEAR2_03Ca gicle un peu...
Ca gicle un peu...

Voilà pour le résumé des épisodes précédents sachant que Monolith eux-mêmes ont plus que largement sous-entendu que les extensions de FEAR premier du nom étaient « hors-série » pour ne pas dire pire... Revenons-en à FEAR 2. Ce dernier débute 30 minutes avant la fameuse explosion. Votre nouveau vous, puisque vous n’êtes plus le même vous que dans le premier opus. C’est un coup à devenir schizophrène ça... Donc, votre nouveau vous et son escouade ont pour mission d’arrêter la fameuse Geneviève Aristide et vous allez vite vous retrouver embarqué dans une grosse galère puisque, dans un premier temps, des individus armés, excités comme des puces sur un chien diabétique et bien déterminés à faire disparaître toutes les preuves de ces vilaines expériences qui ont mal tournées se balladent mains dans la mains dans Auburn et vous canardent à la moindre occasion. Ensuite, tout explose et Geneviève vous demande d’arrêter Alma. Vous allez vite vous rendre compte que vous et vos camarades ont subis des tests d’aptitudes particuliers et Mme Aristide va même pousser le vice jusqu’à booster vos capacités mentales à votre insu. Ce qui aura pour effet d’augmenter votre synchronisation avec Alma et d’attirer complètement son attention sur vous. Tout cela achevant de vous mettre dans la panade la plus complète puisque vous allez vous retrouver avec les nettoyeurs, les Replicas, Alma et pleins d’apparitions ou autres créatures sur le dos...

FEAR2_04Lox, mort sur une soluce.
Lox, mort sur une soluce.
FEAR2_05Et une balle dans son p’tit derrière...
Et une balle dans son p’tit derrière...
FEAR2_06Elle a pas aimé ma blague...
Elle a pas aimé ma blague...

La lampe torche est votre amie !

Pour faire face à toutes ces misères, vous aurez une panoplie assez conséquente d’armes mais vous devrez faire des choix puisque vous ne pourrez pas toutes les embarquer en même temps. Vous retrouverez sensiblement les mêmes armes qu’avant avec quelques nouveautés comme le lance-flamme... Vous disposerez de différents modes de tir en fonction des armes ainsi que d’une attaque de mêlée. Vous retrouverez aussi le mode ralenti qui, en plus de vous permettre de dézinguer plusieurs ennemis avant même qu’ils ne bronchent, occasionnera quelques jolis effets très « Matrix ». A noter que lors d’utilisation de grenade, un système de décompte s’affiche à l’écran, vous permettant de temporiser votre jet de grenade. Ce qui est tout de même rudement pratique. Vous pourrez aussi vous fabriquer des couvertures avec divers éléments du décor. Pas pour dormir hein, pour vous protéger des tirs... Il arrivera aussi, lorsqu’on vous taquine d’un peu trop prêt, que vous ayez quelques actions contextuelles à effectuer pour vous débarrasser de votre adversaire. Toujours dans la catégorie combat, vous aurez l’occasion, dans certaines phases de jeu, de revêtir une armure motorisée équipée du top question armement afin de défourailler un max. Et puisqu’on parle défouraillage, FEAR 2 offre des gunfights intenses, sanglants et spectaculaires. Notamment grâce à une multitude de particules, d’étincelles, douilles et autres objets du décors qui valsent lors des fusillades.

FEAR2_07J’vais prendre celles d’à côté...
J’vais prendre celles d’à côté...
FEAR2_08Flinguer à l’intérieur, ça fait du dégât.
Flinguer à l’intérieur, ça fait du dégât.
FEAR2_09Le barbecue aussi d’ailleurs...
Le barbecue aussi d’ailleurs...

Côté peur, on ne sera pas surpris, si je puis dire, puisqu’on retrouve les mêmes idées que dans FEAR 1 dans l’ensemble. Si pour certains, la sauce prend toujours, pour d’autres, elle a un goût de déjà-vu. Et, suite oblige, il y a une surenchère d’évènements paranormaux ou d’apparitions d’Alma, ce qui conduit en général à une banalisation des évènements. Là où l’on frissonnait avant, maintenant on lâche stoïquement un : « Tiens, t’es encore là toi ? Tu devrais pas être au lit à cette heure jeune fille ? » Ou encore un : « Le coup de la cuvette des chiottes qui bouge toute seule, je l’ai déjà vu ! » Bon, j’exagère un peu, mais pas trop. Du reste, c’est une question de sensibilité et il y a tout de même des passages qui restent plutôt efficaces dans le genre et qui auront pour effet sur certaines personnes d’engendrer une contraction musculaire intense du postérieur. Pour rester dans la surenchère, on peut aussi constater un pas en avant dans le gore qui sombre ici dans le too much. Un coup de fusil à pompe sur certains adversaires et il ne reste que de la purée ; des corps aux crâne défoncés et plusieurs hectolitres de sang répandus autour ; des tas de tripes posés par-ci par là ; et bien d’autres joyeusetés à découvrir...

FEAR2_10Quand je vous parlais du festival de la tripaille...
Quand je vous parlais du festival de la tripaille...
FEAR2_11Voilà une façon toute personnelle de se laver la tête.
Voilà une façon toute personnelle de se laver la tête.
FEAR2_12Très pratique ce petit compteur pour grenades.
Très pratique ce petit compteur pour grenades.

Enfin pour le reste, et un peu à la manière d’un Doom 3, si l’on veut saisir l’histoire dans toute son « ampleur », il va vous falloir récupérer tous les documents qui parsèment votre route. Ceci dit, ça n’est pas bien difficile étant donné que les objets à ramasser sont visibles de loin car entourés d’un cadre et que ce cadre est même visible à travers les murs. On peut remercier notre paire de lunette pour ça et c’est sans compter aussi sur la linéarité. En effet, pour finir FEAR, il suffit de suivre le chemin. S’il y a un détour, il sera court et débouchera sur des options ou des documents et un cul de sac. Pour en revenir à votre paire de lunettes, c’est aussi grâce à cette dernière que l’on a cette jolie interface de jeu. Au début, on l’a trouve un peu envahissante avant de s’y habituer largement. Ensuite, on en vient même à y voir là une bonne idée puisqu’elle contribue à l’immersion en renforçant certains évènements comme la pluie, les jets de sang, les hallucinations, etc. Enfin, la lampe torche que j’évoquais bien plus haut participe aussi à l’immersion et à l’ambiance.

FEAR2_13On se croirait dans un fast-food ici...
On se croirait dans un fast-food ici...
FEAR2_14Pour le calmer, une bonne solution :
Pour le calmer, une bonne solution :
FEAR2_15Un coup de pied dans la gueule !
Un coup de pied dans la gueule !

Ca fait mal Auburn !

Dans l’ensemble, on peut dire que la qualité visuelle et sonore est au rendez-vous. Les personnages sont très bien modélisés et leur animation est très bonne aussi. Mention très bien et même parfois cocasse pour les positions de vos adversaires lors de leur trépas. Les décors, quant à eux, sont plus variés que lors du premier épisode et de qualité variable, allant du très bon au moyen. De multiples effets visuels ponctuent votre aventure afin de la rendre plus esthétique et du grain a été ajouté à l’image, toujours par souci plastique. On peut déplorer quelques saccades lors des sauvegardes automatiques sur cette version PC. Côté son, on retrouve la volonté d’avoir une musique d’ambiance minimaliste (pour la majeure partie du jeu) qui contribue très bien à l’ambiance. Les bruitages sont efficaces et participent eux aussi à l’atmosphère. Les doublages français sont faits avec sérieux et sont de bonne qualité. Enfin, la difficulté est assez bien dosée puisque progressive mais il ne vous faudra qu’une dizaine d’heure pour finir FEAR 2 en normal. Si vous en voulez plus, n’hésitez pas à faire l’aventure en difficile. Vous pouvez aussi vous rabattre sur un multijoueurs bien plus efficace que ne l’était l’ancien mais proposant des modes assez classiques.

Une petite vidéo bonus histoire de vous donner une idée :

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GRAPHISMES
La modélisation ainsi que l’animation des personnages sont très bonnes. Les décors eux sont plus inégaux sans jamais sombrer dans le moche tout de même. Ils offrent aussi plus de variété que dans le premier FEAR.La modélisation ainsi que l’animation des personnages sont très bonnes. Les décors eux sont plus inégaux sans jamais sombrer dans le moche tout de même. Ils offrent aussi plus de variété que dans le premier FEAR.
GAMEPLAY
Très proche du premier épisode. Vous aurez votre dose d’action, ça c’est sûr. Pour le frisson, ça sera un peu plus inégal. Certains auront le poil qui s’hérisse, d’autres resteront insensibles mais tous devraient se mettre d’accord sur certaines scènes où ils ne feront pas les malins. Dommage toutefois que le jeu soit si linéaire et un poil répétitif.
DURÉE DE VIE
Comptez une dizaine d’heure pour venir à bout de cette aventure en mode normal. Sachant que, même en normal, le jeu n’est pas difficile puisque vous disposez d’un atout de taille : le ralenti. Vous pouvez prolonger cette durée de vie en jouant en difficile ou en faisant du multijoueurs. Ce dernier étant assez intense aussi mais plutôt classique.
SON
Quasiment un sans faute de ce côté. Les musiques simples et discrètes distillent savamment leurs effets sur votre tension et celles-ci sont aidées par des bruitages tout aussi efficaces. Les doublages français sont de très bonne qualité.
Note des lecteurs :
- /20

Un des défauts de FEAR 2, c’est d’arriver après le premier épisode. Et oui, vous me direz que c’est inévitable pour une suite mais du coup, rien de bien nouveau à se mettre sous la dent si on fait la comparaison. Il est certes plus joli, forcément, mais ça ne fait pas tout. Et, suite oblige, la traditionnelle et toujours aussi malvenue surenchère débarque. On a ainsi droit à une multiplication des évènements paranormaux et c’est devenu gore au point de donner l’impression d’être au festival de la tripaille. Le hic c’est que toute cette surenchère peut amener à une banalisation et par la même risque d’insensibiliser certains joueurs qui n’auront donc plus peur. Ajoutez-y une forte linéarité, un côté répétitif et une histoire qui ressemble à la première et qui aurait pu être bien plus prenante tout au long de l’aventure plutôt que de piquer notre intérêt seulement à la fin... Bon, là comme ça, vous avez l’impression que je déteste le jeu. Et bien, c’est faut. Malgré tout cela, FEAR 2 offre une réalisation visuelle et sonore de très bonne qualité, des gunfights spectaculaires et quelques moments qui mettent bien mal à l’aise et où l’on aimerait bien que maman soit dans le coin pour nous rassurer. Rien que pour ces moments, ça vaut le détour.

-Bonne réalisation dans l’ensemble
-Quelques bonnes trouilles quand même…
-La surenchère
-Ne pas pouvoir coller une tarte à Alma.
> Test FEAR 2 : Project Origin écrit par Pilif et mis en ligne le 14 février 2009
- / 20
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