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Attendu comme le messie du jeu de baston, Street Fighter IV, que l'on aurait aussi pu appeler à plus juste titre Street Fighter XX, arrive enfin sur nos consoles pour le plus grand bonheur des fans de la série, et plus largement pour celui des fans de jeu de baston tout court. Si, lors de l'apparition des premières images de ce quatrième épisode sur le web, le nouveau « look » de la licence laissait dubitatif, je pense pouvoir m'avancer en disant haut et fort qu'il devrait mettre tout le monde d'accord maintenant. Et pas seulement d'un point de vue graphique d'ailleurs.

Dès la cinématique de présentation, le ton est donné. La prise de risque de la nouvelle patte graphique s’y ressent pour des scènes de combat efficaces mais d’autres styles visuels bien moins percutants, car beaucoup plus brouillons, habitent aussi cette vidéo. Point de vue musical, on fait le même constat. D’un côté une musique japonaise des plus commerciales et qui n’a rien à faire là et de l’autre, un remix d’un thème bien connu qui ravive de vieux et bons souvenirs nostalgiques et qui colle parfaitement à l’univers. D’entrée de jeu, je sens que je vous ai fait peur. Vous me voyez déjà, non pas en haut de l’affiche, mais vous dire que le jeu est plein de défauts et que ce n’est donc pas LE Street Fighter que l’on attendait. Certes SFIV a des lacunes, mais fort heureusement, celles-ci ne touchent majoritairement que des éléments que l’on pourrait qualifier de « secondaires » pour un soft de combat. Mais commençons par le commencement : l’histoire ! Car oui, il y en a une et la voici : Shadaloo, l’organisation criminelle de Bison, prépare un nouveau tournoi d’arts-martiaux. Le but de celui-ci est de récolter des informations sur les différents styles de combat afin d’enrichir la banque de données de Seth, un androïde conçu par l’agence et qui n’a à priori pas pour fonction de faire traverser les vieilles dames. Nous avons donc droit à un scénario à couper le souffle qui est en plus enrichi, si je puis dire, par les histoires personnelles de tous les combattants. Mais bon, c’est d’un jeu de combat qu’il s’agit et nous pouvons nous estimer heureux d’avoir une histoire et des vidéos pour chaque personnage même si dans l’ensemble c’est moyen de ce point de vue.

SFIVTest_01C’est vrai que ça doit faire mal !
C’est vrai que ça doit faire mal !
SFIVTest_02Crimsom Viper et ses gadgets
Crimsom Viper et ses gadgets
SFIVTest_03J’aimerai bien être à la place de Bison...
J’aimerai bien être à la place de Bison...

Parlons chiffres maintenant. Vous disposerez en tout et pour tout de 25 combattants pour 17 niveaux. Dès le début du jeu, ce sont 16 personnages jouables qui s’offrent à vous : les classiques de Super Street Fighter II Turbo et les 4 véritables nouveaux (sur qui je reviendrais très vite). Il vous restera donc à débloquer 9 combattants parmi lesquels vous trouverez, Fei Long, Cammy, Akuma, Gouken et j’en passe quelques-uns. Vous avez très certainement déjà vu les fameux nouveaux dans la flopée d’images qui a inondé le net depuis l’annonce de SFIV mais une courte présentation s’impose. Tout d’abord, Crimsom Viper, une américaine venue tester sa tenue de combat bourrée de gadgets au tournoi ; Rufus, le grassouillet qui est là pour remuer son lard et pour tester son nouveau style de combat ; Abel, le français amnésique qui a oublié pourquoi il est là (enfin, je sais pas lui mais moi c’est sûr, j’ai oublié) ; et enfin, El Fuerte le nain de jardin cuisinier survitaminé qui est venu chercher des nouvelles recettes... Là comme ça, je ne les présente pas forcément sous leur meilleur jour mais ces 4 nouveaux combattants disposent chacun d’un style qui leur est propre. C.Viper est assez technique à jouer avec sa puissance moyenne, sa bonne rapidité et ses super-attaques à différentes distances ; Abel possède des projections qui font mal, une roulade qui lui permet d’esquiver moult attaques et peut choper un adversaire un peu n’importe quand, même en l’air ; El Fuerte s’avère très très rapide, court partout et possède quelques projections made in Lucha Libre ; et Rufus, en plus d’avoir un costard discret possède une bonne force de frappe et une vitesse surprenante par rapport à son gabarit.

SFIVTest_04Tiens, on les connaît eux...
Tiens, on les connaît eux...
SFIVTest_05Toujours aussi pervers ce Ryu...
Toujours aussi pervers ce Ryu...
SFIVTest_06Et ça n’a pas l’air de plaire à Véga.
Et ça n’a pas l’air de plaire à Véga.

Evidemment, Street Fighter IV dispose de différents modes de jeu : Entraînement, par lequel il vaut mieux passer ; le classique mode Arcade ; un mode Versus ; et le X-Box Live comprenant matchmaking entre amis ou parties avec classement. L’entraînement est indispensable pour commencer à appréhender un personnage ainsi que les nouveautés de cet opus, rien de plus à dire sur ce mode. L’Arcade est assez classique et vous propose d’affronter à la suite plusieurs combattants jusqu’à arriver contre le rival du personnage que vous avez choisi puis de vous battre contre Seth en guise de grand final. Ce mode vous permet de recoller les morceaux de l’histoire à l’aide de celle de chaque fighter grâce à des séquences en animé au début et à la fin et à d’autres cinématiques faites avec le moteur du jeu, lors de votre rencontre avec les rivaux ou avec le boss final. Les séquences en animé étant très inégales et proposant à la fois de jolis passages et d’autres dessinés par ma petite cousine qui vient de rentrer à la maternelle. Pour finir avec le mode Arcade, celui-ci permet aussi de débloquer les personnages cachés. Attention cependant, tous les combattants n’en débloquent pas forcément. Le mode Défi propose, comme son nom l’indique, différents défis. Vous aurez ainsi le droit à : Chrono, Survie et Epreuve. Chrono vous propose des combats à effectuer dans un temps imparti ; Survie offre différents défis où vous n’avez qu’une barre de vie ; pour finir, Epreuve est le mode le plus intéressant pour approfondir un personnage puisqu’il vous demande de réussir tous les coups de bases puis tous les combos plus poussés du personnage que vous avez choisi. Le X-Box Live offre le classique du jeu de combat en ligne avec cependant l’excellente possibilité de mêler le Live au mode Arcade. Il est en effet possible de laisser la possibilité à n’importe quel autre joueur traînant sur le live de venir vous défier alors que vous jouez en Arcade. Une fois le combat fini, vous pouvez reprendre où vous en étiez. Cette idée est vraiment très intéressante mais je vous conseille tout de même de désactiver cette possibilité le temps de faire tranquillement le mode Arcade avec tous les personnages sous peine de quoi vous aurez du mal à le finir sans être interrompu plusieurs fois. De plus, pour éviter de faire des combats qui lagguent, vous pouvez voir la qualité de connexion de votre adversaire et pouvez donc accepter ou refuser le match à votre guise.

SFIVTest_07La par contre, j’ai pas envie d’être à sa place...
La par contre, j’ai pas envie d’être à sa place...
SFIVTest_09Le choix des persos au tout début
Le choix des persos au tout début
SFIVTest_10Quand même agile ce Rufus...
Quand même agile ce Rufus...

SF IV offre, avec tout ça, un rendu graphique 3D mais ça, vous l’aviez déjà remarqué. Si ce style avait de quoi faire peur dans un premier temps, notamment à cause des précédents opus 3D qui n’étaient vraiment pas à la hauteur, ici Capcom a fait très fort en y laissant un gameplay 2D. On y retrouve donc de vieilles et efficaces sensations de jeu le tout dans un emballage résolument moderne. On retrouve aussi les coups que l’on connaît depuis SFII mais avec du bonus. Certains personnages ont eu le droit à quelques changements (améliorations ou pas) et tous bénéficient maintenant d’attaques EX, d’un Super Combo, d’un Ultra-Combos et d’une Focus Attack. Les attaques EX et le Super-combos dépendent d’une jauge se remplissant en attaquant. Les attaques EX sont en fait les coups-spéciaux améliorés et qui consomment un peu d’énergie alors que le Super-Combo nécessite toute votre jauge mais fait bien du dégât. L’Utra-Combo, lui, dépend d’une autre jauge qui se remplie quand vous prenez des tartes. En général, lorsque vous avez perdu la moitié de votre vie, celle-ci est pleine et vous permet de lancer une grosse attaque qui peut relancer les enjeux d’un combat. Cette attaque bénéficie en plus d’une mise en scène particulière puisque l’on quitte la traditionnelle vue de côté pour des axes de caméra mettant en valeur ledit combo. A noter aussi que certaines projections bénéficient aussi de quelques axes différents ou mouvements de caméras pour dynamiser l’ensemble.

SFIVTest_11Au moins, c’est pas un slip qu’il a sur la tête...
Au moins, c’est pas un slip qu’il a sur la tête...
SFIVTest_12Blanka est toujours aussi électrique.
Blanka est toujours aussi électrique.
SFIVTest_13Il devrait peut-être arrêter d’ailleurs...
Il devrait peut-être arrêter d’ailleurs...

SFIV s’avère en plus à la fois profondément technique mais aussi tout public ! Comment c’est possible ? Déjà, ses 8 niveaux de difficulté permettent de toucher un large public. Ceux qui s’acharneront à devenir les meilleurs pour finir le jeu en maître et affronter le monde entier sur le live et ceux qui voudront juste tataner un peu sans se prendre la tête et à qui l’on réservera donc le mode arcade en difficulté pas trop élevé. Il vaut mieux car, dès le niveau normal, le jeu offre un challenge de taille et l’on peut prendre une foultitude de roustes. Et oui, si certains personnages sont très forts mais battables dès lors que l’on trouve la technique, d’autres vous pourrissent la vie en contrant constamment vos attaques, vous donnant tout simplement envie de couper la machine ou pire, de jeter le pad contre la télé et de mettre le feu à l’ensemble. Et c’est dans ces moments là qu’on réapprend l’humilité et qu’on baisse la difficulté du jeu le temps d’améliorer son niveau. Pour ça, l’entraînement s’avérera aussi fort utile ainsi que le mode Epreuve déjà évoqué plus haut.

SFIVTest_14Une french projection !
Une french projection !
SFIVTest_15Incroyable ! Quel charisme !
Incroyable ! Quel charisme !
SFIVTest_16Seth, le boss qui fait mal, qui fait mal...
Seth, le boss qui fait mal, qui fait mal...

Graphiquement parlant, le jeu est vraiment très bon. La modélisation des personnages ainsi que leur animation est excellente. Leurs expressions exagérés apporte un plus au combat et parfois aussi une pointe d’humour. Personnellement, j’adore voir les traits de mon adversaire se déformer lors du lancement d’un Ultra-Combo. Les 17 décors sont plus inégaux mais bénéficient pour la plupart d’une vraie vie, j’entends par là qu’ils n’ont rien de statiques et qu’ils offrent parfois des scènettes sympathiques. Bon, on peut chipoter sur quelques défauts de collision de temps en temps mais j’ai bien l’impression que c’est inévitable dans ce genre de jeu. Du reste, on est très loin de ceux que l’on pouvait voir dans Soul Calibur IV. Que ceux qui crient au scandale devant ma dernière phrase relancent SCIV, jouent avec Shura, gagnent et regardent sa pose victorieuse. Si vous ne voyez pas les manches de ses katanas traverser joyeusement sa poitrine de vache laitière, c’est que vous êtes aveugle... Bref, revenons à SFIV... Question son, c’est bien plus inégal. Si les voix anglaises ou japonaises sont plus que correctes, les musiques offrent le meilleur comme le pire. Enfin, le pire étant la musique de la cinématique de départ, musique réutilisée pour le menu d’ailleurs... Pour le reste, on passe plutôt du discret sans trop de saveur à du bon son. Les bruitages sont quant à eux très efficaces et remplissent plus que largement leur devoir. Enfin, je ne pouvais finir sans parler des costumes payants... J’ai déjà à maintes reprises critiqué Capcom à ce sujet lors de mes news, je vais donc en remettre une couche dans le test en disant simplement qu’il aurait été parfait de débloquer ses fameux costumes alternatifs en jouant plutôt quand sortant notre carte bancaire... Et je trouve cela d’autant plus dommageable que Capcom est sûr de gagner pas mal d’argent (doux euphémisme) avec un tel hit et qu’il n’était donc pas nécessaire de jouer les vampires en vendant ce genre de contenu.

SFIVTest_17Guile propose un truc SM à Chun-Li...
Guile propose un truc SM à Chun-Li...
SFIVTest_18C’est beau hein ? Mais faudra payer pour ça !
C’est beau hein ? Mais faudra payer pour ça !
wmplayer_2009 02 19_20 24 57 21 2Prends ça dans le masque le nain !
Prends ça dans le masque le nain !
GRAPHISMES
Une claque graphique que ce SFIV. Des personnages parfaitement modélisés, un style qui fait mouche et des combats très dynamiques nous font quasiment oublier des décors un peu plus inégaux. Et encore, je chipote à ce sujet…
GAMEPLAY
Permettant à la fois au vieux de la vieille de retrouver leurs marques et de découvrir de nouvelles possibilités et absolument pas hermétique aux nouveaux venus, le gameplay de SFIV est une réussite. Et si les fans du « parry system » de SFIII pleurent sa disparition, qu’ils se consolent car le Focus Attack devrait aisément le remplacer. On pourrait aussi critiquer un peu le pad 360 qui n’est pas optimal pour ce genre de jeu mais avec un poil d’entraînement, on s’y habitue.
DURÉE DE VIE
De longues heures de combat vous attendent entre l’arcade, les défis et le live. Et c’est sans compter sur le cas où vous décider de vous faire le jeu en maître.
SON
A part quelques musiques qui sont moyennes et une pire que tout, l’ensemble est plus que correct et c’est toujours un plaisir de retrouver certains thèmes, même si certains sont plus que remixés.
Note des lecteurs :
18/20

Rares sont les hits en puissance mais force m’est de constater que Capcom a su magistralement relancer sa licence en y mêlant nostalgie et nouveauté et ainsi atteindre ce fameux statut avec Street Fighter IV. D’autant que le gameplay 2D marié à un rendu 3D est si efficace que l’on peut se demander si Capcom n’a pas quelques années d’avance dans le genre et si le jeu de baston totalement en 2 dimensions ne vient pas de mourir un peu devant nous. Enfin, si le jeu n’est pas exempt de défauts, ses qualités sont telles que l’on finit par les oublier facilement et l’on peut être quasiment sûr que cet opus sera décliné en une petite dizaine de variations à l’instar de Street Fighter II à son époque. A bientôt donc, pour le test de Super Street Fighter IV Turbo.

-Un excellent Street Fighter
-La nouvelle direction de la licence
-Le mode Défi
-Les expressions des combattants
-Cette musique d’intro là…
-Je crois que c’est tout en fait…
> Test Street Fighter IV écrit par Pilif et mis en ligne le 20 février 2009
Avis de Zade5 - Sa note : 18/20
Selon moi le meilleur Street Fighter de tous les temps. En tant que fan de jeux de baston mon dévolu était jeté sur KoF XII mais ce Street Fighter IV a su se réinventer tout en gardant les ingrédients de sa gloire passée. Je faisais parti des fans du troisème opus mais autant dire que le Gameplay de ce nouvel épisode me décrochera sûrement de mes exploits (Hum...) sur son petit frère. Seuls les décors et la musiques m'ont largement deçus. Mais le Gameplay largement inspiré du II et les graphismes mi 2D-mi 3D me permettent de crier un grand WAOUH de bonheur. Seule ma vie sociale risque d'en prendre un coup...

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