
- gogo
Comment fait-on pour faire rentrer dans les têtes le nom d’un jeu dès la première semaine de son annonce ? Et bien c’est tout simple, on lui colle le nom d’une série mythique que tout le monde ou presque connaît déjà. C’est ainsi que Sega a fait ses fonds de tiroirs pour nous déterrer l’un de ses titres phares : Golden Axe. Cette fois-ci les bêbêtes ont la vedette et l’univers du jeu tranche radicalement avec ce qu’on avait pu voir par le passé. Oubliez tout de suite le barbare et le nain. Si l’homme de petite taille joue les seconds rôles dans cette nouvelle production, le grand costaud pour sa part n’a pas été rappelé par le casting. Vous incarnez donc Tyris, la belle amazone qui aime à combattre en petite tenue (sûrement pour déstabiliser ses adversaires de sexe opposé) et vous aurez pour tâche de récupérer les morceaux de la fameuse Golden Axe (ben oui fallait pas la laisser trainer n’importe où, merde). Tout ça par la faute de Death Arder, un gros méchant tout plein qui comme vous le verrez lors de la séquence d’intro, se livre au kidnapping du grand Dragon blanc, véritable Dieu vivant parmi les habitants du Royaume.
Passé cet intermède scénaristique des plus classiques, le joueur est très vite plongé dans une quête qui l’amènera à trancher, démembrer et décapiter de nombreux adversaires. Les combats sont donc violents et ont pour particularité de jouer sur un système de contre plutôt inédit. Vous devrez apprendre à reconnaître certains types de coups dans le but d’enclencher instantanément une certaine esquive. Il existe bien évidemment plusieurs manières d’éviter un coup. Si vous vous trompez de touche, soit Tyris repoussera maladroitement l’arme de son adversaire, soit elle se prendra carrément tout le matos de son ennemi en pleine poire. En cas de réussite par contre, vous aurez très souvent le droit d’admirer une courte séquence de contre-attaque au cours de laquelle votre opposant en prendra pour son grade. Un système certes innovant, mais un peu lassant sur le long terme.
Notre héroïne en petite culotte aura également l’occasion de chevaucher de nombreuses créatures plus ou moins imposantes et donc plus ou moins résistantes. Pratique pour accomplir de grandes distances sans user outre mesure ses souliers. Mais ces montures s’avéreront toutes aussi efficaces lors des combats qui vous opposeront aux troupes de Death Adder. Ses phases sont en effet l’occasion de découvrir un gameplay spécialement repensé pour l’occasion. Il sera alors possible de faire charger votre animal ou bien de balayer vos ennemis d’un énorme battement de queue. Chaque espèce possède ses qualités et ses défauts et certaines vous permettront même quelques fantaisies telles que la capacité de camouflage.
Golden Axe Beast Rider partait donc avec quelques atouts sans pour autant proposer une expérience de jeu transcendante. Mais là où les choses fâchent, c’est pour son absence totale de mode coopératif. Un beat’em all tout de même... A l’heure du online et du jeu en équipe, les développeurs de chez Secret Level n’ont pas trouvé bon d’instaurer un mode deux joueurs dans leur jeu, ni même d’ailleurs de laisser le choix du personnage à incarner...
Des prises de positions qui vont bien entendu à l’opposé des valeurs que la série s’était efforcée de forger par le passé.











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