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Connu pour ses softs tous plus réussis les uns que les autres tel que Baldur's Gate, Knights of the Old Republic et plus récemment l'excellent Mass Effect, le développeur Bioware persiste et signe dans le domaine du RPG avec l'arrivée dans les rayons de Dragon Age : Origins. Potions, quêtes et level up : une fois de plus les nombreux fans de l'univers médiéval fantastique seront conquis.

Donjons et Dragons

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test dragon age origins x360

Dragons, nains, mages et elfes, on pourrait facilement s’attendre à du réchauffé. C’est sans compter la patte magique de Bioware qui a décidément le don de transformer ce qu’il touche en or. Sur la forme, on retrouve tous les éléments classiques du RPG occidental. Après avoir choisi la race, la classe (guerrier, mage ou voleur) et attribuer les points de compétence de notre héros, l’aventure peut démarrer. Quelques instants après s’être familiarisé avec les menus et deux ou trois quêtes plus tard, nous voilà lancé dans les terres de Férelden. Comme d’habitude, les méchants démons s’attaquent aux gentils peuples humanoïdes et c’est vous qui allez devoir rétablir l’ordre. L’ordre des Gardes des Ombres a été presque totalement dissolu et vous êtes l’un des derniers à pouvoir faire face aux Engeances en ralliant à votre cause humains, nains, elfes et mages pour une union sacrée face à l’Archidémon.

Un pot pourri pas pourri du tout

test_dragon_age_origins_x360_02Les fameux menus !
Les fameux menus !

Mais derrière cet air de Tolkien vu et revu se cache un gameplay diablement efficace. Sans parler d’originalité non plus, il faut admettre que le plaisir de jeu ne fait que s’accroître avec les heures accumulées devant l’écran et c’est d’ailleurs surement du au savoir faire et à l’expérience des développeurs. On retrouve donc plusieurs mécaniques propres à leurs anciens hits. Ainsi, il est possible de lier des relations plus ou moins avantagées avec vos équipiers en fonction de vos actions et de vos paroles et même si les phases de dialogues ne sont pas aussi poussées qu’ils étaient dans Mass Effect, on retrouve le même esprit. Il sera également possible de persuader ou d’intimider certains personnages pour arriver à vos fins. Un grand regret reste tout de même l’aphasie du héros. L’aventure se joue avec un "Link" muet, dénaturant un peu le côté authentique.

test_dragon_age_origins_x360_03Il est possible d’intimider ou de persuader
Il est possible d’intimider ou de persuader

Le système de level up mis en place pioche un peu aussi dans tous les registres. Il est assez difficile de monter les niveaux et de ce fait, le passage d’un level à un autre se fait fortement ressentir. Chaque point de compétence attribué est crucial car on comprend vite qu’on ne pourra certainement pas remplir le tableau des compétences en une fois malgré sa petite taille. L’expérience se gagne bien sûr en combattant et en accomplissant des quêtes mais aussi en explorant tout en remplissant le codex (similaire une fois de plus à Mass Effect). Tous les membres de l’équipe sont jouables (même le chien !), et l’accès aux talents ne se retrouve pas ralenti. Il est possible de toucher un peu à tout sans pour autant jouer toutes les classes. Les phases de combats se déroulent en temps réel. Si un seul personnage est contrôlable à la fois, il est possible de switcher à volonté entre vos quatre aventuriers, les trois autres se battront alors comme vous l’avez spécifié dans le menu des schémas tactiques. Il est également possible de bloquer totalement l’action en rentrant dans le menu de combat pour choisir tranquillement une compétence d’attaque, de défense ou de soin. Schémas tactiques, pas de leader, un menu de combat... Oui il s’agit bien de FFXII... Heu... Dragon Age !

Le ciel est rouge... Beaucoup de sang a du couler

test_dragon_age_origins_x360_05La fine équipe
La fine équipe

Visuellement le jeu est un peu à la ramasse. Les décors sont assez bruts, peu détaillés et pas bien remplis. Les textures sont vraiment basiques, on ne verra pas par exemple l’herbe se coucher au gré du vent, on ne verra d’ailleurs pas d’herbe du tout. Il n’est pas rare non plus de se retrouver face à son sosie, les duplicatas de PNJ sont monnaie courante. Seul élément mis en avant : le sang. Après une petite bataille s’il vous prend l’envie de papoter avec vos équipiers, vous aurez la grande joie de les voir couvert de sang de la tête aux pieds. Mais sérieusement, en faisant l’acquisition de Dragon Age, ce n’est pas la claque graphique qui est recherchée, c’est plus le côté "je passe des heures dans les menus à faire un héros parfait" qui nous intéresse ici. Niveau son, encore une fois le seul regret est l’absence de voix du personnage, tout le reste en revanche est impeccable, que ce soit au niveau des thèmes de batailles ayant une assez importante similitude avec celles du Seigneur des Anneaux, ou bien les voix françaises des personnages.

Le temps ne fait rien à l’affaire

test_dragon_age_origins_x360_06Champ de bataille
Champ de bataille

Faire un bon jeu, c’est bien. Faire durer le plaisir, c’est mieux. Comprenez par là, que le soft de Bioware dispose d’une durée de vie colossale, et encore c’est peu dire. Cela va faire maintenant des années que les éditeurs habituent les joueurs aux jeux courts et intenses (et cher). 10 heures de jeu semble être une moyenne qui s’est progressivement instauré dans les mœurs. Que dire alors quand au bout de 40 heures de gameplay sans forcer sur les quêtes annexes, la fin ne pointe toujours pas le bout de son nez ? La durée de vie peut atteindre facilement les 60 heures si l’envie des 100% vous prend. Il reste aussi la possibilité de refaire un avatar et de choisir un des six scénarii de départ, tous différents. Ces nombreuses heures de jeu seront réparties entre les menus, les conversations des villageois et surtout les monstres à affronter dans les donjons. Pas ou peu d’exploration est à noter. Le monde de Férelden n’est pas à découvrir librement sous toutes ses coutures, il faudra se contenter de quelques villes principales notées sur la carte pour se déplacer instantanément. La difficulté générale du titre est assez bien dosée pour poser assez de problèmes à quiconque n’est pas bien préparé. La mort est un passage presque obligatoire, heureusement l’auto sauvegarde s’active assez souvent, notamment à chaque passage risqué. Le joueur est ainsi confronté à une difficulté honnête sans pour autant connaître la frustration de l’échec répété.

GRAPHISMES
Objectivement pas très beau, mais l'essentiel est là. Un peu vide, un peu plat, textures vieillotes, mais finalement on en demande pas plus et on fait vite abstraction de ces petits détails.
GAMEPLAY
Un savant mélange d'un savoir faire en interne avec des références comme Mass Effect ou Baldur's Gate, couplé avec des idées extérieures reprises comme le système de combat de Final Fantasy XII. Tout a été intégré intelligemment, ce qui donne un rendu fluide, plaisant et surtout qui marche !
DURÉE DE VIE
Durée de vie phénoménale avec plus de 50 heures de jeu assurées. Des quêtes annexes relativement nombreuses, plusieurs scénarii disponibles, un tas de compétences à découvrir et essayer. La difficulté est bien dosée et permet une progression contrôlée sans pour autant être une sinécure.
SON
L'ambiance Tolkien voulue, donne forcément une bande sonore similaire. Les doublages français sont assez bons, dommage que personne n'a voulu s'essayer à doubler les quelques combinaisons de héros possibles.
Note des lecteurs :
- /20

Il suffit de regarder brièvement quels ont été les jeux cités un peu plus haut en guise de comparaison (Mass Effect, FFXII...) pour se rendre compte de la grandeur de Dragon Age. Le soft lie avec brio des éléments de gameplay de différents hits qui ont chacun marqué leur temps pour ramener le tout dans un univers classique de RPG occidental. Les joueurs old-school seront donc ravi de retrouver un univers qui leur est che,r mixé avec un style de jeu moderne kuste ce qu’il faut. Le titre de Bioware reste également accessible aux plus novices, qui devraient s’y retrouver après une petite période d’adaptation due aux nombreux menus.

- Bon système de combat
- Un RPG medieval fantastique classique et original à la fois
- Très long
- Pas très beau
- Le héros est muet
- Pas de monde ouvert
> Test Dragon Age : Origins écrit par Monk et mis en ligne le 25 novembre 2009
- / 20
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