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Le Summer of Arcade continue de battre son plein. Après l'excellent LIMBO et le passable Hydro Thunder Hurricane, c'est au tour de la mythique série de Konami de vampiriser le marché Live de la Xbox360. Au programme des réjouissances ? Petite chasse au Dracula entre amis.

Un château pour tous et tous contre lui !

Castlevania_harmony_of_despair_test_1Plusieurs itinéraires sont possibles pour clore ce genre de donjons
Plusieurs itinéraires sont possibles pour clore ce genre de donjons

Voir un grand développeur pointer le bout de son nez sur le XBLA pendant le Summer of Arcade est perçu avec plus ou moins de scepticisme. Logique, cette période de l’année, censée porter au plus haut les couleurs de la création sur Xbox360, ne laisse guère la place aux remix d’ancienne gloire du jeu vidéo. Toutefois, la sortie d’un Castlevania laisse un élan d’optimisme s’emparer de notre esprit.

Et comment ! La majorité des joueurs ayant déjà caressé Symphony of the Night sera forcément ravie d’apprendre que les rouages, devenus standards et cultes sur GBA puis DS, habitent Harmony of Despair. De vastes châteaux, une foule de monstres, une flopée de pouvoirs et d’équipements, pleins de secrets à découvrir et des boss toujours aussi impressionnants que par le passé. La seule petite différence provenant de la valeur amoindrie du mode solo.

En effet, partir à l’aventure dans l’un des six gigantesques donjons la fleur au fouet équivaudra très souvent à un violent décès. Clairement, l’architecture de chaque niveau est remarquable mais entièrement pensée pour être partagée à plusieurs. Il ne sera pas rare de découvrir des zones ou autres mécanismes (comme le marteau servant à faire trébucher le boss du monde 3) inaccessibles seul. Pour remédier à ce problème, il faudra impérativement s’adjoindre la coopération de partenaires (jusqu’à six) désireux de saisir fouet, crucifix et eau bénite pour joyeusement latter du monstre. Le tout sans la moindre once de scénario. Juste le plaisir de se livrer à un élitiste « dungeon-crush » en moins de trente minutes. Soyons francs, les réfractaires ou néophytes à la 2D post-Symphony peuvent d’ores et déjà quitter les lieux. Harmony of Despair est un pur « fan-service ».

Un cocktailvania bien hardcore

Castlevania_harmony_of_despair_test_2Le design est vraiment fouillé mais trop pixellisé pour un support HD
Le design est vraiment fouillé mais trop pixellisé pour un support HD

Pour galvaniser l’intérêt des fans face à un tel changement, HoD réalise une performance de taille avec un cross-over de personnages emblématiques de la saga : Alucard (Symphony of the Night), Soma Cruz (Aria of Sorrow), Shanoa (Order of Ecclesia), Jonathan Morris et Charlotte Aulin (Portrait of Ruin). Evidemment, chacun d’entre eux dispose de pouvoirs plus propices à affronter certains dangers et d’une méthode de progression distincte.

Alucard, bretteur expert et adepte de la magie, doit récolter lors de ses pérégrinations des rouleaux magiques afin d’augmenter son potentiel offensif. Jonathan, héritier de la famille Belmont, utilise le « vampire-killer » comme unique arme de base. Son seul moyen d’upgrade étant d’user de l’arme secondaire (boomerang, couteau, avion en papier, shuriken...). Soma quant à lui, renforce ses statistiques avec les âmes défuntes tandis que Shanoa et Charlotte Aulin absorbent sorts et monstres pour les invoquer au combat.

Ce vaste système remplace au pied levé les points d’expérience étonnamment disparus dans cette itération. La montée des pouvoirs s’effectue par conséquent au fil des parties puisqu’il faudra arpenter à de très nombreuses reprises chaque donjon dans l’espoir de glaner le matériel tant désiré parmi les monstres et coffres parsemés. Et avec plus de 300 items générés aléatoirement (équipements, armes, sorts et potions), patience sera mère de vertu. Surtout qu’il est courant de disputer plusieurs sessions sans le moindre drop digne de ce nom.

Du coup, ce fugace extenseur de durée de vie deviendra de plus en plus pesant et nombre de gamers « non hardcore » capituleront face à l’ampleur (et la lourdeur) de la tâche. Dommage car Harmony of Despair reste une agréable expérience - en attendant Lords of Shadow - dans l’univers de la saga la plus mordante de Konami.

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GRAPHISMES
Jouer à Portait of Ruins sur DS est un régal pour les yeux… En revanche, le faire sur un grand écran est un peu plus difficile. En effet, HoD s’appuie sur la réalisation « pixel-art » d’une console portable et n’offre aucune fonctionnalité de lissage comme l’a récemment exploité Monkey Island. Seule interrogation subsistante : Konami a-t-il sciemment joué la carte du rétro ou plutôt celle de l’économie ? Une bien triste pensée…
GAMEPLAY
Cinq personnages pour autant de gameplay, le système « donjon-crusher » en deux dimensions, la multitude d’ennemis et de boss issus des chapitres antérieurs… Harmony of Despair profite de tous les atouts de ses illustres ancêtres et propose une aventure multijoueur jouable à six implantant un aspect coopération sympathique. Après, il faudra accepter de galérer quelques heures pour optimiser les performances de chaque avatar. Un travail dont certains auront les pires peines à s’acquitter…
DURÉE DE VIE
Avec ses six donjons infestés, le soft ne procure pas un divertissement d’une longueur inouïe. Sachant que la majorité des niveaux peuvent être clos en moins de 10 minutes, le calcul est vite fait… Une bonne heure de jeu en ligne droite. Heureusement, l’expérience multijoueur transcende ces frontières et nombre de joueurs arpenteront chaque zone à de très nombreuses reprises pour glaner l’intégralité des secrets et profiter encore une fois de cette expérience de jeu unique à la saga.
SON
Comme à l’accoutumée, les compositions électro-symphoniques de Castlevania se bardent de nouvelles pistes rythmées apportant un élan entrainant à l’exploration. Les fans de la série seront également ravis d’apprendre que les bruitages phares de la série ont été conservés.
Note des lecteurs :
- /20

L’idée d’une expérience multijoueur dans l’univers de Castlevania était terriblement alléchante. Néanmoins, peu de joueurs risquent de trouver leur compte dans cette aventure. A mi-chemin entre « fan-service » et exploitation de licence à moindre coup, Konami offre une production atypique aux frontières du oldies qui enchantera les inconditionnels des épisodes en 2D. Les autres peuvent passer leur chemin...

-La coopération six joueurs
-L’ambiance Castlevania
-Cinq personnages
-Un loisir pour les fans…
-… et seulement pour les fans
-Assez court pour 1200 Ms Points
-Progression difficile
-Disparition des points d’XP
> Test Castlevania : Harmony Of Despair écrit par Mugi et mis en ligne le 9 août 2010
- / 20
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